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L'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) a publié un rapport en avril 2014 sur l'utilisation des anticoagulants en France.

Quelques chiffres clé caractérisent cette classe thérapeutique dans notre pays :

  • Leur vente a doublé entre 2000 et 2012
  • 3,12 millions de patients ont pris au moins un anticoagulant en 2013
  • Ils représentent 31 % des accidents iatrogènes graves en 2009
  • Ils sont en tête des hospitalisations pour effets indésirables (12,3 %)
  • 5 000 accidents mortels par an sous AVK

L'ANSM souhaite rappeler aux professionnels de santé que "le rapport bénéfice-risque des anticoagulants, toutes classes confondues, est conditionné par le suivi des règles d'utilisation".

Ce qui implique :

  • Le strict respect par les prescripteurs des conditions d'utilisation décrites dans l'AMM (indications, posologies, schéma d'administration, durées de traitement, contre-indications et précautions d'emploi, prise en compte des interactions médicamenteuses, etc...),
  • Le respect des recommandations de bon usage de la HAS,
  • Un usage adapté à chaque patient,
  • La surveillance en cours de traitement avec réévaluation régulière de la tolérance et de l'efficacité,
  • Une coordination optimale du parcours de soins,
  • Une bonne adhésion des patients (information, observance, éducation thérapeutique).

L'accompagnement des patients et des prescripteurs, essentiel au bon usage de ces médicaments, se concrétise en pratique par :

  • La mise à disposition d'outils spécifiques, tels que des carnets de suivi et des cartes de surveillance pour les patients,
  • L'élaboration de guides de prescription pour les médecins,
  • La mise en place à partir de 2013 des entretiens pharmaceutiques réalisés par les pharmaciens au sein des officines pour faciliter le suivi des patients.

Concernant la classe des nouveaux anticoagulants oraux (NAO), l'ANSM rappelle qu'il n'existe pas de recommandations « robustes » concernant :

  • La mesure de leur activité dans certaines situations (surdosage/surexposition, chirurgie/acte invasif urgents à risque hémorragique, etc...),
  • La prise en charge des saignements graves, en l'absence d'antidote spécifique ou de protocole validé permettant la neutralisation rapide de l'effet anticoagulant.

Les AOD font donc l'objet d'une surveillance renforcée au niveau national et européen. Dans ce cadre, l'ANSM et la CNAMTS ont lancé deux études de pharmaco-épidémiologie actuellement en cours et qui ont pour but de comparer les profils de risques, en particulier hémorragiques, entre les patients traités par NAO en relais d'un traitement par AVK et ceux restés sous AVK (étude pilotée par l'ANSM) et entre les patients initiant un traitement NAO ou AVK (étude pilotée par la CNAMTS).

http://ansm.sante.fr/content/download/61981/795269/version/2/file/ANSM-rapport_NACOs-avril+2014.pdf

 

 

 

 

Les AOD font donc l'objet d'une surveillance renforcée au niveau national et européen. Dans ce cadre, l'ANSM et la CNAMTS ont lancé deux études de pharmaco-épidémiologie actuellement en cours et qui ont pour but de comparer les profils de risques, en particulier hémorragiques, entre les patients traités par NAO en relais d'un traitement par AVK et ceux restés sous AVK (étude pilotée par l'ANSM) et entre les patients initiant un traitement NAO ou AVK (étude pilotée par la CNAMTS).

http://ansm.sante.fr/content/download/61981/795269/version/2/file/ANSM-rapport_NACOs-avril+2014.pdf

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