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Le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes constate et nous informe de l'extension de l'épidémie due au virus Zika dans les DOM du continent Américain (102 cas confirmés en Martinique depuis novembre 2015, les 1ers cas détectés en Guadeloupe et à Saint Martin).

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que l'épidémie de Zika constitue une urgence de santé publique de portée internationale.

Le diagnostic clinique est établi sur les critères suivants :

  •  Symptômes évoluant depuis moins de 7 jours
  •  Exanthème maculo-papuleux
  •  Avec ou sans fièvre
  •  Et au moins deux signes parmi les suivants : hyperhémie conjonctivale, arthralgies, myalgies,
  •  En l'absence d'autres étiologies

Une étude est en cours pour évaluer l'implication de cette épidémie dans l'augmentation de cas de microcéphalies fœtales ou néonatales.

De ce fait, le HCSP (Haut Conseil de Santé Publique) émet les recommandations suivantes aux des femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse devant voyager en zone épidémique :

  • de reporter leur voyage si possible
  • mais en cas de maintien du voyage

- de consulter un médecin avant le départ

- d'utiliser toutes les mesures possibles préventives contre les vecteurs du virus Zica, à savoir les moustiques du genre Aedes (actifs en général le matin, en fin d'après-midi et en soirée).

- Une consultation médicale sur place est indispensable devant tout signe clinique évocateur de l'infection.

- de s'informer sur les embryofoetopathies susceptibles de survenir suite à une infection par le virus Zika.

Dans ce contexte, le laboratoire Cerba est dès à présent en mesure d'effectuer le diagnostic du virus Zika en RT-PCR. Ce test sera facturé 70 € HN en attendant une mise à la nomenclature par une procédure d'urgence annoncée par Madame Marisol Touraine, Ministre de la santé, des affaires sociales et du droit des femmes, lors d'une conférence de presse le 3 février.

Le diagnostic de l'infection repose essentiellement sur la détection de l'ARN viral par RT-PCR en temps réel dans le plasma ou le sérum au tout début de la maladie (< 5 jours) en raison d'une virémie très courte.

L'ARN viral peut aussi être détecté dans les urines pendant 10 à 15 jours après le début des signes cliniques. La sérologie (IgM puis IgG) se positive au bout d'environ une semaine. Les réactions sérologiques croisées avec les autres Flaviviridae, en particulier la Dengue, sont très fortes en IgG et possibles en IgM, rendant le diagnostic sérologique très délicat d'interprétation. Par ailleurs, il n'existe pas de réactifs commercialisés pour cette sérologie.

A lire également l'annexe (Annexe 1) sur les conduites à tenir (CAT) dans différentes situations :

1. CAT en cas de suspicion d'infection à Zika pendant la grossesse
2. CAT en cas d'infection par le virus Zika confirmée chez la femme enceinte
3. CAT en cas de découverte d'anomalies à l'échographie
4. CAT en cas de microcéphalie découverte à la naissance
5. CAT en cas d'avortement ou de mort foetale in utero.

http://social-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/epidemie-de-zika-recommandations-pour-les-femmes-enceintes#
http://www.invs.sante.fr/fr/content/download/121447/428691/version/93/file/pe_zika_antilles_guyane_220116.pdf

 

L'INVS publie le bilan complet de l'épidémie de grippe 2014-2015, voici les principaux points à retenir:

  • Forte épidémie de grippe tant sur l'ampleur (9 semaines et 2.9 millions de consultations pour syndrôme grippal) que sur la gravité (excès de mortalité calculé estimé à + 18% lié à la grippe et autres facteurs hivernaux)
  • Le vaccin a été efficace sur la majorité des virus grippaux circulants (dominé à 55% par le A(H3N2))
  • Poursuite de la baisse de la couverture vaccinale des populations à risque avec 53% de personnes à risque non vaccinées contre la grippe

Retrouvez le bilan en détail, établi par l'INVS, de cette épidémie en cliquant sur le lien suivant:

Bulletin grippe 2014-2015

 

 

 

 

La période de surveillance des cas de chikungunya et de dengue en métropole, ayant pour but de prévenir et limiter l'instauration d'un cycle de transmission autochtone, a débuté depuis le 1er mai 2015.

Retrouvez les recommandations de l'ARS concernant le diagnostic et la conduite à tenir dans le courrier ci-dessous ainsi que la fiche de signalement à remplir:

- Surveillance des cas de chikungunya et de dengue en métropole

- Fiche de signalement et de renseignements cliniques cas suspect de chikungunya ou de dengue

 

Depuis la précédente instruction de l'Institut de Veille Sanitaire datant de Janvier 2011, l'apparition de vaccins tétravalents conjugués A, C, Y, W135, mais aussi de nouvelles techniques diagnostiques et l'organisation des chimio prophylaxies facilitées dans la prévention des infections à méningocoques ont permis de réactualiser cette instruction.

Retrouvez la en cliquant sur le lien suivant:

Mesures de prophylaxie autour d'un cas d'infection massive à méningocoque

 

 

Depuis le dernier rapport de Septembre 2008 du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), des évolutions concernant la prise en charge de l'infection à Bordetella pertussis sont apparues:

  • Au niveau du cycle épidémiologique avec la survenue d'un nouveau cycle épidémiologique en 2012-2013
  • Avec l'apparition de nouvelles techniques diagnostiques
  • Avec la modification du schéma vaccinal

Retrouvez en cliquant sur le lien ci-dessous, le guide complet des recommandations du HCSP de Juillet 2014 concernant la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de Coqueluche.

Recommandations du HCSP de Juillet 2014 concernant la Coqueluche

 

La décision du 27 mai 2014 de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie parue au Journal Officiel du 14 août 2014, modifie la prise en charge par l'Assurance Maladie de certains actes et prestations de biologie médicale, notamment les indications du dosage de la Vitamine D.

La prise en charge du dosage de la 25-(OH)-vitamine D (D2+D3) est désormais limitée aux situations suivantes :

  • Suspicion de rachitisme;
  • Suspicion d'ostéomalacie;
  • Suivi ambulatoire de l'adulte transplanté rénal au-delà de trois mois après transplantation;
  • Avant et après chirurgie bariatrique;
  • Evaluation et prise en charge des personnes âgées sujettes aux chutes répétées;
  • Respect des résumés des caractéristiques du produit (RCP) des médicaments préconisant la réalisation de l'acte.

En dehors de ces indications, la réalisation de l'acte sera à la charge du patient.
En l'absence d'information précisant qu'il s'agit d'une demande hors indication, le tarif nomenclature sera appliqué.

Retrouvez en cliquant sur le document ci-dessous un récapitulatif de l'ensemble des actes impactés par des changements de nomenclature.

Tableau récapitulatif changement de nomenclature Septembre 2014

 

La Commission de Transparence (CT) de la HAS a réévalué et a maintenu le Service Médical Rendu (SMR) important des traitements hormonaux de la ménopause (THM).
Dans son rapport publié le 16 juillet 2014, la HAS souhaite rappeler que :

  • Ces traitements doivent être prescrits chez les patientes lorsque les symptômes de ménopause sont gênants au point d'altérer la qualité de vie des femmes.
  • Une évaluation du rapport bénéfice/risque doit être réalisée avant toute instauration de THM pour chaque patiente. Les risques inhérents au traitement doivent être expliqués (cancer du sein, cancer de l'endomètre, cancer de l'ovaire, risque thrombo-embolique veineux et accident vasculaire cérébral) aux femmes.
  • Le traitement doit être prescrit à dose minimale et pour une durée limitée. Une réévaluation annuelle doit être réalisée en prenant en considération l'évolution possible du rapport bénéfice/risque individuel.

Pour mémoire, les indications réévaluées par la Commission de Transparence pour toutes les spécialités de THM sont les suivantes :

  • Traitement hormonal substitutif des symptômes de déficit en oestrogènes chez les femmes ménopausées.

Le SMR des traitements hormonaux, estrogéniques ou estroprogestatifs, de la ménopause contenant de l'estradiol, du valérate d'estradiol ou de la tibolone reste important chez les patientes dont les troubles du climatère sont ressentis comme suffisamment gênants pour altérer leur qualité de vie. Les estrogènes ne doivent pas être utilisés sans progestatif.
Le SMR de la seule spécialité contenant de l'estriol reste modéré.

  • Prévention de l'ostéoporose post-ménopausique chez les femmes ayant un risque accru de fracture ostéoporotique et présentant une intolérance ou une contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de l'ostéoporose.

L'ostéoporose post-ménopausique peut avoir comme conséquence des fractures notamment au niveau du col fémoral.
Le SMR des THM reste important en cas de troubles du climatère associés et de ménopause récente, notamment après une fracture mineure ou si l'examen ostéodensitométrique révèle une ostéoporose.

  • Pour les progestatifs uniquement, en association aux estrogènes

Les progestatifs sont indiqués dans le THM et doivent être associés aux estrogènes, en prévention du risque d'hyperplasie de l'endomètre consécutif au traitement estrogénique lorsqu'il est administré seul.
Le SMR des traitements progestatifs reste important dans le THM en complément du traitement estrogénique chez les femmes ménopausées non hystérectomisées.

Références :

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1754596/fr/traitements-hormonaux-de-la-menopause

 

Il est demandé à tous les professionnels de santé de signaler tous les cas suspects de dengue importés et autochtones.

Retrouvez en fichier joint la conduite à tenir donnée par l'ARS dans le cadre de la surveillance renforcée des cas de dengue importés et autochtones. 

Courrier ARS du 21 Août 2014

L'épidémie de maladie à virus Ebola progresse de façon significative en Afrique de l'Ouest.

Bien que le risque d'importation du virus Ebola par le biais de voyageurs en provenant des pays atteints reste faible, il ne peut pas être exclu: cette situation requiert une vigilance accrue de la part des professionnels de santé. 

Tout cas suspect, défini selon l'institut de veille sanitaire par une fièvre supérieure ou égale à 38,5°C chez une personne en provenance d'une zone à risque dans les 21 jours qui précèdent (Sierra Leone, Guinée Conakry, Libéria et Nigéria), doit:

  • être immédiatement signalé auprès du SAMU - Centre 15, qui en rapport avec l'ARS et l'INVS méneront une évaluation épidémiologique du cas (exclusion ou classement en cas possible). 
  • faire l'objet de mesures de prévention "barrières" mises en place immédiatement: isolement, port de masque chirurgical par le patient, port de protections pour éviter tout contact avec le sang ou les produits biologiques pour les soignants

Si le cas est classé comme possible, le SAMU prendra en charge le patient qui sera transféré dans un établissement de référence spécifiquement équipé.

Depuis le 31 Juillet, le Ministères des Affaires Etrangères et du Développement international recommande aux Français de suspendre, sauf raison impérative, tout déplacement dans les zones à risque.

Retrouvez toutes les informations complémentaires sur le site du Ministère des Affaires sociales et de la Santé :

http://www.sante.gouv.fr/epidemie-d-ebola-en-afrique-de-l-ouest-le-point-sur-les-mesures-des-autorites-sanitaires.html ,

le point épidémiologique sur le site de l'Institut de veille sanitaire :

http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Fievre-hemorragique-virale-FHV-a-virus-Ebola/Fievre-hemorragique-virale-FHV-a-virus-Ebola-Point-de-situation-au-29-juillet-2014

et les conseils aux voyageurs sur le site du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques-20973/article/virus-ebola-guinee-forestiere

 

 

 

 

L'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) a publié un rapport en avril 2014 sur l'utilisation des anticoagulants en France.

Quelques chiffres clé caractérisent cette classe thérapeutique dans notre pays :

  • Leur vente a doublé entre 2000 et 2012
  • 3,12 millions de patients ont pris au moins un anticoagulant en 2013
  • Ils représentent 31 % des accidents iatrogènes graves en 2009
  • Ils sont en tête des hospitalisations pour effets indésirables (12,3 %)
  • 5 000 accidents mortels par an sous AVK

L'ANSM souhaite rappeler aux professionnels de santé que "le rapport bénéfice-risque des anticoagulants, toutes classes confondues, est conditionné par le suivi des règles d'utilisation".

Ce qui implique :

  • Le strict respect par les prescripteurs des conditions d'utilisation décrites dans l'AMM (indications, posologies, schéma d'administration, durées de traitement, contre-indications et précautions d'emploi, prise en compte des interactions médicamenteuses, etc...),
  • Le respect des recommandations de bon usage de la HAS,
  • Un usage adapté à chaque patient,
  • La surveillance en cours de traitement avec réévaluation régulière de la tolérance et de l'efficacité,
  • Une coordination optimale du parcours de soins,
  • Une bonne adhésion des patients (information, observance, éducation thérapeutique).

L'accompagnement des patients et des prescripteurs, essentiel au bon usage de ces médicaments, se concrétise en pratique par :

  • La mise à disposition d'outils spécifiques, tels que des carnets de suivi et des cartes de surveillance pour les patients,
  • L'élaboration de guides de prescription pour les médecins,
  • La mise en place à partir de 2013 des entretiens pharmaceutiques réalisés par les pharmaciens au sein des officines pour faciliter le suivi des patients.

Concernant la classe des nouveaux anticoagulants oraux (NAO), l'ANSM rappelle qu'il n'existe pas de recommandations « robustes » concernant :

  • La mesure de leur activité dans certaines situations (surdosage/surexposition, chirurgie/acte invasif urgents à risque hémorragique, etc...),
  • La prise en charge des saignements graves, en l'absence d'antidote spécifique ou de protocole validé permettant la neutralisation rapide de l'effet anticoagulant.

Les AOD font donc l'objet d'une surveillance renforcée au niveau national et européen. Dans ce cadre, l'ANSM et la CNAMTS ont lancé deux études de pharmaco-épidémiologie actuellement en cours et qui ont pour but de comparer les profils de risques, en particulier hémorragiques, entre les patients traités par NAO en relais d'un traitement par AVK et ceux restés sous AVK (étude pilotée par l'ANSM) et entre les patients initiant un traitement NAO ou AVK (étude pilotée par la CNAMTS).

http://ansm.sante.fr/content/download/61981/795269/version/2/file/ANSM-rapport_NACOs-avril+2014.pdf

 

 

 

 

Les AOD font donc l'objet d'une surveillance renforcée au niveau national et européen. Dans ce cadre, l'ANSM et la CNAMTS ont lancé deux études de pharmaco-épidémiologie actuellement en cours et qui ont pour but de comparer les profils de risques, en particulier hémorragiques, entre les patients traités par NAO en relais d'un traitement par AVK et ceux restés sous AVK (étude pilotée par l'ANSM) et entre les patients initiant un traitement NAO ou AVK (étude pilotée par la CNAMTS).

http://ansm.sante.fr/content/download/61981/795269/version/2/file/ANSM-rapport_NACOs-avril+2014.pdf


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